Votre ennemie ne se trouve pas en dehors, vous le créez en dedans. Il n’y a pas de danger, pas de maladie, pas d’enfermement. Vivez dans cette conscience et vous n’aurez jamais à vous soucier de quoi que ce soit. Tout existe et rien n’existe. Vous créez votre réalité chaque jour à partir du vide, à partir du rien. Vous manifestez depuis le vide votre maison, vos meubles, vos relations, vos activités. À chaque instant vous pouvez décider de commencer un nouveau cycle, une nouvelle création. Chaque matin vous pouvez dire : « Aujourd’hui est un nouveau jour ». Ce qui était vrai hier, n’a pas besoin d’être nourri aujourd’hui, ne doit pas automatiquement se reproduire ensuite. Uniquement si vous le choisissez. Bien sûr, il y a des choses dans votre réalité qui sont créées par le collectif, mais vous n’avez pas besoin d’accepter les créations de quelqu’un d’autre ou de les intégrer et recréer automatiquement dans votre réalité. Si vous vous dites, « cette création ne résonne pas en moi, je n’y crois pas », elle n’a pas besoin de faire partie de votre réalité. Soyez conscients de ce que vous permettez de faire partie de votre réalité, car une fois qu’une croyance, pensée, habitude ou action est ancrée, cela devient beaucoup plus difficile de s’en défaire que quand vous l’observez et vous la gardez à distance.


Vous êtes comme des artistes qui créent des tableaux. Vous ne vous permettrez pas de rajouter des couleurs ou figures sur un tableau de Gauguin, Kahlo ou Chagall, pourquoi vous accepteriez que d’autres personnes créent alors des réalités pour vous ? Surtout si cette création ne vous rende pas plus heureux, si elle ne vous élève pas ?

Tout dépend évidemment de votre intention d’incarnation. Si votre souhait et intention est de vivre libre et heureux, alors participer à la création de quelque chose qui vous mène dans la direction opposée n’a pas de sens. Si la société créé par d’autres vous correspond, alors vous avez raison de participer à sa création. Coopérer avec une création collective – que ce soit une société, une entreprise, une communauté – a du sens quand cette création collective correspond ou s’aligne à votre réalité idéale.

Il est aujourd’hui tout à fait possible de créer ce dont vous avez envie en dehors du tableau collectif. Tout dépend, à nouveau, de votre souhait ou désir profond. De cela et de votre degré de liberté intérieure. Quelle est la plus grande peur qui vous empêche de créer librement votre tableau de vie ? Avez-vous peur de perdre face ? D’être exclu ? De ne pas être reconnu ? De ne pas être aimé ? De perdre des personnes ? D’être pauvre ? De ne pas subvenir à vos besoins ? D’être moins bien que quelqu’un d’autre ? D’être critiqué ? De manquer d’amour et d’attention ? D’être seul ? De ne pas être désiré ? Désirable ? De ne pas avoir raison ? De vous tromper ?

La seule chose qui n’existe pas, ce sont les vérités absolues. La seule vraie vérité c’est le divin, qui est la même chose que la Vie, qui est la même chose que l’existence. C’est un état de fait au-delà des polarités, des pensées, des concepts, des dogmes, des choix de création. C’est le point depuis lequel tout émerge et auquel tout retourne. Le tout et le rien. Tout le reste est éphémère, l’onde créatrice originelle qui est temporairement recourbée dans une autre onde-forme. Plus cette onde-forme temporaire ressemble à l’onde maître, plus elle est porteuse de vie, plus la vie peut circuler à travers ce nouveau chemin créé.
Toutes vos créations sont artificielles, ce qui ne veut pas dire qu’elles sont « mauvaises ». Vous créez simplement des structures, votre vie est une matrice artificielle temporaire à travers laquelle l’onde source circule, par laquelle elle est conduite.


Avez-vous envie de vivre à l’intérieur du « Cri » de Munch ou à l’intérieur du jardin de Monet ? Vos peurs créent des circuits étroits par lesquels l’énergie de vie a du mal à passer. Quelle est votre plus grande peur ? C’est là où se trouve le circuit le plus rétréci. Il peut s’avérer difficile d’adresser directement votre plus grande peur, comme une montagne insurmontable, même si cette montagne est une création illusoire. Mais, vous avez d’autres peurs que vous pouvez adresser, d’autres endroits de votre vie qui participent à créer un tableau de peurs et de limitations. Fluidifiez déjà ces endroits-là, enlevez d’autres barrages, reprenez vos droits d’auteur dans ces parties de votre vie et la rivière de la vie commencera automatiquement à pousser contre le barrage qui vous semble impossible à enlever.

Ce travail est absolument essentiel tant que vous êtes dans un corps de matière, car la liberté que vous vous octroyez de votre vivant, déterminera votre liberté de mouvement après la mort. En quelque sorte votre matière est là pour vous rappeler la première onde-forme qui vous traverse, celle qui informe le tout. Par exemple, vous pouvez ignorer la nature illusoire, temporaire de la réalité et vous alimenter à volonté de peurs, vous pouvez nourrir votre corps de basses fréquences. À un moment donné, par contre, votre corps va manifester une maladie. C’est votre matière qui se confronte à une réalité vibratoire : vous vous nourrissez de basses fréquences donc ils se manifestent dans le corps. Le but de votre matière est de vous rappeler le divin. Même si vous choisissez d’être aveugle, la vie trouve des façons de vous montrer la vérité, fois après fois, pour que vous repreniez votre pouvoir créateur de façon consciente. Après la mort, par contre, vous n’avez plus la bénédiction de la chaire, votre esprit quitte votre corps pour retrouver votre âme. MAIS, si les structures limitantes sont trop puissantes, si les circuits temporaires ont été trop figés dans la peur, le manque et l’obscurité, votre esprit va se retrouver dans une matrice temporaire construite par ces énergies et formes-pensées que vous avez le plus nourrie jusqu’à ce qu’elle arrive à s’en libérer. L’enfer ou le nirvana ? À vous le choix.