Je viens d’atterrir à Avalon après avoir passé un mois à Bali, poursuivant une envie que j’ai depuis 11 ans de visiter ‘l’île des dieux ». Il y a 11 ans j’ai vu le film « Mange, Prie, Aime » au cinéma avec deux de mes meilleurs amis. L’histoire du film est basée sur les expériences d’Élisabeth Gilbert qui passe par une crise existentielle et qui décide de prendre une année sabbatique pour voyager en Italie, Inde et Bali pour se retrouver et redéfinir son chemin de vie. Ce film bien-être était un réveil pour moi, j’ai quitté le cinéma en me disant que j’étais en train de gaspiller ma vie sans avoir un sens clair à ma vie, mais je me disais également que toutes les options étaient ouvertes à moi. Quelque chose s’était éveillé en moi.
Parfois la sagesse s’introduit dans notre vie d’une façon qui semble banale ou qu’on n’a pas cherchée. Je crois profondément que la vie nous présente avec plusieurs opportunités pour nous éveiller et changer de parcours. Celui-ci est un exemple, mais j’ai plusieurs exemples d’événements similaires au cours de ma vie. À chaque fois qu’on est ainsi touché et que nos circonstances nous demandent de remettre en question notre vie, nous avons le choix : nous pouvons ignorer nos sentiments jusqu’à ce que les effets de l’événement se dissipent et nous pouvons juste continuer comme si de rien n’était, ou nous pouvons décider d’agir et de changer nos circonstances. Pour moi cela voulait dire que je commençais à accueillir les opportunités de la vie, même si elles me faisaient peur et de voir la vie remplie de potentiel en lieu de remplie d’obstacles. Une des phrases types du film est devenue le mantra que j’ai partagé avec une de mes amies proches pendant des années : “attraversiamo”, ce qui veut dire « traversons », une phrase que nous motivait à prendre des risques à chaque fois que nous hésitions de nous engager dans une nouvelle aventure.

Deuxièmement, je suis venue à Bali parce que je voulais me donner une pause. J’ai pris des décisions importantes et impliqué des changements essentiels la dernière année et je voulais me donner le temps de réfléchir et intégrer.
Quand nous faisons de grands changements dans nos vies, c’est important de prendre une pause avant de recommencer une nouvelle phase de vie pour nous permettre d’intégrer les enseignements des expériences du passé et plus important encore, pour nous permettre de bouger énergétiquement. Si nous ne prenons pas le temps pour le faire et nous sautons d’une expérience directement dans l’autre, nous pouvons changer nos circonstances, mais nous ne changeons pas notre énergie et notre état d’être, ce qui veut dire que nous n’avons rien appris et que nous continuons dans la même dynamique. C’est la raison pour laquelle vous pouvez vous retrouver dans des situations similaires même si vous avez changé vos circonstances extérieures.
Bali était le lieu parfait pour intégrer et faire un reset. J’ai senti l’énergie de Ganesha pendant les 10 premiers jours de mon séjour, qui m’a aidé à bouger mon énergie de l’ancien vers le nouveau, qui a enlevé les obstacles à ma croissance et qui m’a permis de continuer mon expansion. J’étais aidé dans ce processus par la nourriture saine et vibrante, le temps magnifique, l’abondance des sources sacrées, et des temples d’eau, les thérapeutes de massage incroyables… Pas de hasard, Bali est appelée le centre mondial de la purification. On le voit dans les gens qui y vivent : ils rayonnent de vitalité.
Après que Ganesha avait terminé avec moi, je ressentais l’influence guérisseuse de Saraswati et je me nourrissais de la beauté, la gentillesse, l’artisanat, l’art et la sagesse de Bali et je commençais à tisser mon énergie dans le tissu de Bali, à m’unir avec l’énergie de l’île et à partager un peu de la magie de Glastonbury.
Mon dernier jour sur l’île était la célébration de Galungan qui fête la victoire du bon (dharma) sur le mauvais (adharma) qui me semblait très juste pour terminer mon séjour de purification. À Galungan les voiles entre notre monde et celui des esprits se dissipent et des cérémonies élaborées sont organisées dans tous les temples pour honorer les dieux et les ancêtres en faisant des offrandes et en jouant de la musique. J’ai fortement ressenti la présence et le soutien de mes ancêtres quand toute l’île les appelait. Les temples et rues étaient merveilleusement décorés avec des décorations colorées et des « Penjors », des grands mâts de bambou décorés qui sont des autels temporaires qui symbolisent le dragon « Anantaboga », ce qui veut dire abondance et prospérité. Je me demande si ce dragon rappelle la ligne ley du grand dragon arc-en-ciel sur laquelle se trouve Bali, connectant l’île à d’autres hauts lieux énergétiques tel le Lac Titicaca à Pérou/Bolivie, Glastonbury (UK), Mont Uluru (Australie), Mont Kailas (Tibet).

Voyager est intéressant quand cela prend du sens, quand nous nous permettons d’être touchés et transformés par les lieux où nous allons, quand nous écoutons la sagesse et les enseignements du lieu et nous ne laissons pas les expériences glisser sur notre peau, mais nous les permettons de s’enraciner à l’intérieur de nous. Sur une dimension personnelle Bali m’a rappelé l’importance de prendre soin de moi, et mon temps à Bali à renforcé ma dévotion et réaffirmé mon engagement envers ce que je vois comme étant ma mission de vie : partager les enseignements que j’ai reçu et défendre les valeurs qui soutiennent le dharma comme l’authenticité, la gentillesse, la dévotion, le bon sens, la beauté. Soutenir et partager des énergies qui élèvent, qui ouvrent la conscience et qui élèvent la vibration. Bali a renforcé la résolution en moi de rendre le monde plus beau. Essentiel dans les temps qui courent où adharma est plutôt la règle et les fréquences et énergies des gens sont constamment baissées par les marchands de la peur autour de nouveaux virus, le terrorisme, etc. Pour le reste de ma vie je dédierai ma vie à aider les gens à sortir de la conscience de la peur et rentrer dans la conscience de l’abondance. – Anaïs

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