Pâques est la fête de la renaissance. La renaissance de l’amour et de la lumière. Cela fait des années que notre monde, notre planète nous donne le signal qu’elle souhaite renaître, des années qu’elle nous supplie, qu’elle nous montre qu’elle a besoin de renaître, mais que nous restons en grande majorité sourdes à son appel. Pourquoi ? Parce que la renaissance fait peur. Pour renaître il faut accepter la mort et nous vivons dans une société mondiale qui est en dénie de la mort, alors que paradoxalement, elle est de plus en plus morbide. La renaissance nous demande de lâcher ce qu’on connaît déjà, même si ce qu’on connaît déjà nous fait mal, tue notre écosystème, tue le bon sens et tue ce qui est bon et juste en nous. Nous sommes prêts à tout accepter pour rester dans l’illusion que nous n’aurons pas besoin de changer, que tout reviendra comme avant. Rien n’est censé revenir comme avant.

Le monde d’avant, c’est un monde dans lequel une petite partie de l’humanité, vous, moi, nous habite dans un confort matériel relatif pendant que la majorité de l’humanité vit en grande difficulté et a du mal à nourrir ses enfants, un confort qu’on a obtenu aux dépens de la planète, aux dépens de notre santé physique et mentale.

Le monde a besoin de renaître et pas un petit peu. La renaissance se fait en passant par la mort, la mort d’un système qui est en faillite morale. On a besoin d’un changement systémique profond et relativement rapide, car la stratégie de guerre est annoncée par l’oracle de Davos : plus d’argent comptant, traçage de chaque être humain à chaque instant, plus de possessions (sauf pour les 1%), brevetage du vivant, industrialisation et automatisation de l’agriculture, modification du génome et du vivant, manipulation génétique, robotisation – une société virtuelle sans contact et le « capital » vivant dans les mains des grandes entreprises et capitales. Une solution médicale et scientifique pour tout. Quand je dis médicale, je veux dire médicamenté, car nous avons vu que le personnel soignant ne compte pas. Si aujourd’hui les médecins ont encore le droit de faire l’intermédiaire entre la base de données de médicaments et le patient, demain ils seront obsolètes, nous nous ferons diagnostiquer et traiter par des algorithmes et des applications. Si je dis scientifiques, je veux dire technologique, car la tendance donnée est moins il y a de la présence humaine, mieux c’est. Un ordinateur calcule mieux qu’un être humain et bientôt vous prendrez des vacances avec un casque de réalité virtuelle. Le mot choisit pour cette stratégie de guerre est « le Grand Reset » jusque récemment une des théories de complot, aujourd’hui couramment utilisé par les dirigeants du monde entier. Le mot « reset » veut tout dire, on essaie de redonner vie à une vieille machine qui a rendu l’âme. Ce n’est pas un renouveau, mais une continuation et même une accélération sur la route de la destruction.

Ce qui se passe actuellement dans notre monde peut être qualifié comme satanique. Regardons l’étymologie du mot : Satan vient de l’hébreu et veut dire « obstruer, opposer », la racine sémitique du mot est s-t-n « dévié, distant ». Une énergie satanique est donc ce qui nous dévie de notre vraie nature, ce qui crée de la distance entre les êtres humains et leur vraie nature, ce qui nous éloigne de notre humanité. On retrouve cette même signification dans le mot « syn » (sin-péché) qui vient du grec ancien et de l’hébreu, un mot utilisé dans le tir à l’arc et de la lance, qui voulait dire « rater le centre ». Plus nous nous éloignons de notre vraie nature, de la nature, plus nous nous éloignons du sacré et de ce qui nous rend humains. La fête de Pâques nous invite surtout à une renaissance dans l’énergie christique – Christ veut dire « celui qui est oint », une personne reliée au sacré, connectée en profondeur à sa vraie nature et oint de sa propre « essence ». Il est temps de revenir à l’essentiel, à ce qui nous reconnecte à notre essence, et non pas à ce qui nous en éloigne. Cette voie Christique, la voie des personnes connectées à l’essence-ciel, n’est pas une voie qui exclue la science, tant que celle-ci se met au service de l’humanité, qu’elle part du cœur et qu’elle soit pratiquée par des gens qui oeuvrent par amour de la vie et de l’humanité et pas par amour de l’argent ou du pouvoir. La renaissance de l’amour christique se fait à travers chaque personne qui s’aligne à son essence, à sa vraie nature, qui œuvre dans ce monde par et pour l’amour du vivant, de la nature, de l’humain. Nourrissons ce qui nous rapproche de notre humanité et refusons ce qui nous en éloignera davantage.